Art Aborigène Australien






En juillet 2008, Djalu Guruwiwi et sa famille m'a accueilli durant une semaine à la communauté de Galuru, située au nord-est des terres d'Arnhem, sur la penninsule de Gove. La communauté Galuru
regroupe environ 50 personnes autour
d'habitations sommaires a proximité de
l'océan. Djalu, pour ceux qui ne le
connaissent pas encore, reste un maître incontesté
et internationalement reconnu en ce qui concerne
le Didgeridoo, que l'on appelle ici Yirdaki. Ses didgeridoos
sont de très grande qualité. Djalu a voyagé en Allemagne, au Japon, aux Etats -Unis, lors de performances et spectacles culturels, lui permettant de diffuser son art bien au delà des frontrières de son Australie natale. Djalu doit également sa réputation au fait qu'il soit le "fournisseur officiel" de Yirdaki pour le célèbre groupe aborigène Yothu Yindi.
J'ai eu la chance de partager la vie de cette petite communauté pour une courte période. Cette semaine était principalement axée sur le didgeridoo, sa fabrication, son histoire, sa place dans la culture et ses techniques de jeux, mais j'ai également pu partager bien d'autres choses avec nos hôtes Yurlngu.
En premier lieu il faut un "statut social" dans la communauté. En clair quelqu'un de la communauté doit vous adopter, ce qui vous détermine un nom de peau. Ce nom de peau vous intègre immédiatement dans cette nouvelle famille. Je deviens donc un Baärrdi (nom de peau) et je suis baptisé Yumura (nom donné à un arbre robuste qui pousse dans les dunes proches de l'océan, ressemblant à un petit sapin) Soudain, grâce à mon nouveau nom, me voici avec une nouvelle mère, bon nombre de frères et soeurs, Djalu devient mon grand père, etc...
Après cette adoption, il n'y a plus de questions, vous faites partie de la famille !
Lors de cette semaine j'ai pu fabriquer nos propres didgeridoos, de la coupe de l'arbre à sa décoration (peinture que j'ai laissé le soin aux femmes de la communauté de réaliser pour moi), fabriquer des lances et apprendre à se servir du fameux woomora, propulseur permettant de lui donner plus de puissance, partager leurs dances, soit spontanément le soir autour du feu, ou lors d'une soirée organisée, où les hommes et les femmes, enduits de peintures corporelles, dansaient au ryhtme du didgeridoo et des clapping sticks.
Cette expérience de vie restera pour moi unique. Si loin du fameux "métro, boulot, dodo", leur culture est aux antipodes de la notre. J'ai véritablement eu l'impression d'avoir passé ce temps sur une autre planète.
Un grand merci à cette communauté de m'avoir accueilli !
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Djalu |
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Dhangal |
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Jeux d'enfants |
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Sourire de femme |
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Eclats de rires |
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Larry |
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Jeune danseur |
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Guerrier |
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Quelques portraits...
SI LOIN DU "METRO,
BOULOT,
DODO !
Leur garde manger, c'est le bush...
Leçons de cuisine aborigène...